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Sexologie et neuroatypie

Vous êtes autiste, TDAH, ou vous vous reconnaissez dans le fonctionnement neuroatypique. Vous cherchez un accompagnement en sexologie qui n’exige pas de traduire votre fonctionnement avant même de parler du sujet. Cette page décrit comment je travaille et ce que vous pouvez attendre, concrètement, d’une séance.

Une consultation qui ne demande pas de masquer

Beaucoup de personnes neuroatypiques arrivent en consultation avec une double charge. Le sujet lui-même, et l’effort de paraître « fluide » face au ou à la thérapeute. Ici, cet effort n’est pas attendu.

Concrètement :

  • Les questions peuvent être fermées, directes, reformulées ou, sur demande, envoyées par écrit.
  • Le contact visuel n’est jamais requis ni interprété.
  • Les silences pour réfléchir sont normaux.
  • Vous pouvez bouger, manipuler un objet, demander une pause.
  • Sur demande, un résumé écrit de la séance peut vous être envoyé.

Ce qui est prévu avant même la première séance

  1. Un questionnaire écrit facultatif, à remplir à votre rythme. Il permet de poser le motif, vos préférences de communication et les sujets à ne pas aborder pour l’instant.
  2. Une fiche sensorielle du cabinet, qui décrit l’environnement (lumière, bruit, assises, odeurs, horloges) et recueille vos ajustements.
  3. Le choix du format : cabinet (Paris 14) ou visio.

Les sujets fréquents en consultation

  • Décalage de désir dans la relation, notamment couples neuromixtes.
  • Sensorialité et sexualité : hypersensibilités, hyposensibilités, textures, toucher.
  • Difficulté à repérer ou nommer l’excitation, le plaisir, la gêne (intéroception).
  • Consentement : dire oui, dire non, savoir ce qu’on veut.
  • Se forcer sans s’en rendre compte, ou l’avoir longtemps fait.
  • Sexualité après un diagnostic tardif : relire son histoire.
  • Hypersexualité : quand la sexualité devient envahissante, compulsive ou régulation par défaut.
  • Sexualité et traitements du TDAH : effets sur le désir, l’excitation ou l’orgasme, et comment en parler avec son ou sa prescripteur·ice.
  • Pas assez de cuillères pour la sexualité : quand la fatigue et l’énergie disponible bloquent l’accès au désir, avant même la question de l’envie.
  • Communication explicite du désir et des limites avec un·e partenaire.

Des outils explicites et visuels

Mon travail s’appuie sur des outils concrets, manipulables, qui remplacent l’implicite par du visible : cartographie des plaisirs avec volet sensoriel, profil freins/accélérateurs, grammaire de l’intimité, consentomètre.

Ces outils demandent de décrire plutôt que de deviner. C’est ce qui les rend utilisables quand l’intuition sociale ou corporelle n’est pas le canal le plus fiable.

Pensé pour les personnes neuroatypiques, utile à tout le monde

Un trottoir abaissé est conçu pour les fauteuils roulants. Il sert aussi aux poussettes, aux valises, aux vélos. Les ajustements décrits sur cette page suivent la même logique.

Le questionnaire écrit, la fiche sensorielle, le résumé de séance et la communication explicite sont proposés à tou·tes mes patient·es. Beaucoup de personnes neurotypiques s’en saisissent. Personne n’a besoin d’un diagnostic pour y avoir droit, et personne n’a à justifier d’y recourir.

Diagnostic, auto-identification, questionnement

Vous n’avez pas besoin d’un diagnostic pour consulter. L’auto-identification et le questionnement sont des points de départ valables. Je ne pose pas de diagnostic : si un bilan vous intéresse, je peux vous orienter vers des professionnel·les compétent·es pour l’adulte.

Pour approfondir : TDAH et sexualité

Trois articles complémentaires détaillent le sujet : TDAH et sexualité, ce que la recherche dit vraiment pour comprendre (désir par vagues, attention pendant l’intimité, hypersexualité, traitements), TDAH et sexualité, interventions et conseils adaptés pour agir (cinq leviers concrets avec leurs adaptations), et TDAH en couple, cinq dynamiques qui abîment l’intimité en silence pour la vie à deux (sensibilité au rejet, dynamique parent-enfant, hyperfocus, impulsivité, distractibilité).

Questions fréquentes

Faut-il un diagnostic officiel pour consulter ?

Non. L’auto-identification suffit. Le diagnostic ne change ni l’accueil ni la méthode.

Les séances en visio sont-elles adaptées ?

Oui. La visio réduit la charge sensorielle et logistique. Caméra coupée possible sur demande.

Travaillez-vous avec les couples neuromixtes ?

Oui. Le travail porte souvent sur la traduction mutuelle des styles de communication et des besoins sensoriels.

Combien coûte une séance ?

90 €. Durée et fréquence se décident ensemble.

Prendre rendez-vous

Cabinet Paris 14 ou visio. Le questionnaire et la fiche sensorielle vous sont envoyés après la prise de rendez-vous, sans obligation de les remplir.