Outil — à explorer seul·e ou à deux
Une grammaire de l’intimité
Au-delà des positions, il y a l’effet que nous font les petits gestes et les mots. Une autre grammaire de la sexualité : non plus ce que l’on fait, mais ce qui nous traverse selon qu’on le reçoit ou qu’on l’offre.
Parcourez les gestes et les mots ci-dessous et situez-vous. Il n’y a pas de bonne réponse — seulement la vôtre, à un moment donné.
Rien n’est enregistré ailleurs que sur votre appareil. Vos réponses restent privées et disparaissent si vous les réinitialisez.
Deux côtés, une même échelle
- Recevoir
- quand c’est l’autre
- Donner
- quand c’est moi
Pour chacun, situez-vous sur cette échelle — chaque réponse tient ensemble l’envie et l’aise :
Certaines réponses dépendent de la personne à qui vous pensez. Ce champ reste sur votre appareil et s’inscrit sur votre carte, avec la date.
Avant la carte, prenez un instant. Certaines de ces questions remuent quelque chose. Rien ne presse.
Votre carte
Une lecture de ce qui se dessine — pas un score.
Certaines réponses dépendent de la personne à qui vous pensiez, d’autres du moment de vie, d’autres sont plus stables. Cette carte est une photo, datée.
Là où vous vous sentez pleinement à l’aise
L’envie et l’aise vont ensemble. C’est votre socle.
Questions utiles à se poser
1) Est-ce que je m’autorise à exprimer et à vivre ces envies, assez souvent pour moi ?
Ce que vous offrez pour l’autre
Pas d’envie pour vous, mais de l’aise. Dans la roue du consentement, c’est un don. Il a sa place.
Si on va dans le don de manière non alignée, on peut entrer dans son ombre, la complaisance.
Questions utiles à se poser
1) Est-ce que je l’offre pour son plaisir, ou pour éviter quelque chose ?
2) Au moment même, est-ce que mon souffle se suspend ? Est-ce que je sens encore le contact ?
Ce que vous laissez faire pour l’autre
Pas d’envie pour vous, mais de l’aise. Vous laissez faire, pour son plaisir. C’est l’autre face du don. Permettre.
Si on laisse faire de manière non alignée, on peut entrer dans son ombre, la soumission. Laisser faire devient subir.
Questions utiles à se poser
1) Est-ce que je le laisse faire pour son plaisir, ou parce que je ne sais pas comment l’arrêter ?
2) Si je disais non, qu’est-ce que je crois qu’il se passerait ?
3) Au moment même, est-ce que mon corps attend que ça passe ? Est-ce que mon attention part ailleurs ?
Ce qui vous attire, mais où vous n’êtes pas à l’aise
L’envie est là, l’aise non. Ça demande un ajustement, et du temps.
Plusieurs voies sont possibles.
a) Revenir à soi, pour vérifier l’envie et situer l’inconfort.
b) Ralentir, pour apprendre à accueillir.
c) Se lancer et s’informer, s’il manque de l’expérience.
Questions utiles à se poser
1) Est-ce que cela occupe mes pensées érotiques ?
2) Si j’ai essayé, comment mon corps a-t-il réagi ? Est-ce que j’ai vécu de l’inconfort ?
3) Si je n’ai pas essayé, de quoi aurais-je besoin pour me lancer ?
4) Est-ce que je me sens prêt·e à essayer, et à être déçu·e ?
Rien ici ne demande d’être forcé.
Ce que vous posez comme limite, pour l’instant
Pas d’envie, pas d’aise. C’est une limite. Elle se pose, elle ne se justifie pas.
Certaines limites bougeront dans le temps, d’autres pas.
Questions utiles à se poser
1) Est-ce que je m’autorise à poser ces limites dans mes interactions ?
2) Comment mon corps réagit-il quand elles sont franchies ?
Hors carte
Pas vécu, ou trop variable pour une case. Non classés. À reprendre en premier lors d’une seconde passation.
Certaines réponses vous interrogent ? C’est souvent là que la conversation commence — avec un·e partenaire, ou en consultation.
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